L'accompagnement du deuil par l'art-thérapie
« Créer, c'est refuser l'immobilité du monde, c'est réinventer la vie là où elle menace de s'éteindre. »
J.M.G. Le Clézio
Concrètement, de quoi s'agit‑il ?
Vous avez peut-être beaucoup parlé, et quelque chose reste. Certaines émotions ne passent pas par les mots : elles restent dans le corps et dans les mains.
Ici, vous dessinez, vous peignez, vous déchirez, vous modelez. Ce que vous n'arrivez pas à dire prend une forme en dehors de vous, et devient quelque chose que l'on peut regarder.
Nous guidons chaque geste, pas à pas. Il n'y a rien à réussir, et aucun talent n'est demandé.
C'est ce que l'on appelle l'art-thérapie orientée solution : la peinture, le collage, le modelage et l'écriture, mis au service de ce que vous cherchez à retrouver.
Nous ne passons pas la séance à chercher la cause de votre douleur. Nous partons de ce qui vous tient encore debout, de vos ressources et de vos souvenirs, puis nous avançons par petits pas.
Ce que la création change dans un deuil
Le deuil laisse souvent un sentiment d'impuissance, un vide immense et des émotions lourdes, difficiles à mettre en mots alors qu'elles ont besoin de sortir. Voici ce que cette approche apporte, concrètement.
Mettre une forme sur l'inexprimable
La peinture, le papier ou l'argile prennent le relais quand les mots manquent, ou quand ils deviennent trop lourds à porter.
Retrouver vos appuis
Plutôt que de tourner sans fin autour de la douleur, nous cherchons vos forces, vos souvenirs apaisants, ce qui vous soutient déjà.
Changer de lien avec la personne absente
Passer d'un lien fait d'absence à un lien intérieur, fait de mémoire, de gestes et de ce qui vous a été transmis.
Reprendre la main
Choisir une matière, une couleur, un geste, c'est agir à nouveau et voir qu'il reste possible de faire du neuf au milieu du désordre.
Regarder un peu plus loin
Sans rien nier de la perte, imaginer des moments plus calmes et nommer ce qui rendrait le quotidien un peu plus tenable.
Les quatre tâches du deuil
Le psychiatre Christophe Fauré décrit le deuil non comme un état que l'on subit, mais comme un chemin actif, en quatre tâches. La création donne un appui concret à chacune.
Accepter la réalité de la perte
Donner une forme concrète à ce qui a disparu, sur le papier ou dans l'argile. Ce que l'esprit a du mal à admettre, les mains le posent devant lui.
Traverser la douleur et la dire
Déposer la colère, la tristesse ou la culpabilité dans la matière : travailler l'argile, peindre à grands gestes, déchirer du papier, dans un cadre tenu.
S'adapter à un monde sans l'autre
Voir où sont vos appuis aujourd'hui, faire le tri dans votre quotidien, repérer les premiers petits pas possibles dès cette semaine.
Se réinvestir dans la vie
Garder un espace pour la mémoire de la personne aimée, puis retrouver vos propres envies et un avenir qui a du sens pour vous.
Le déroulé d'une séance
Une séance dure entre une heure et une heure trente, et suit toujours les mêmes quatre temps. Rien ne vous sera demandé à l'improviste.

10 à 15 minutes
Arriver et dire ce dont vous avez besoin
Nous commençons par une conversation sur l'instant présent. La question n'est pas « pourquoi allez-vous mal ? », mais « de quoi auriez-vous besoin aujourd'hui pour vous sentir un peu plus apaisé ? »
30 à 40 minutes
Créer
Valérie vous propose un geste lié à ce que vous venez de poser : un collage, un symbole en argile, une couleur qui bascule. Tout le matériel est là et chaque étape est guidée.
15 à 20 minutes
Regarder ce qui est né
La création est posée à distance et nous l'observons ensemble. Nous ne l'interprétons pas : nous cherchons où sont les forces et le réconfort dans ce que vous avez fait.
10 minutes
Repartir avec un petit pas
Vous quittez la séance avec un geste simple à poser dans la semaine, le plus petit possible, pour garder le lien avec ce que vous avez trouvé.
Le cadre est le même en retraite, en groupe et en individuel.

Qui vous accueille
« C'est dans mes propres traversées du deuil que j'ai découvert que là où les mots s'arrêtent, le processus créatif peut prendre le relais. »
Ils en ont parlé
« À Regniessart, Valérie Vanden Bulcke utilise l'art pour soutenir les personnes endeuillées. »
Boukè · Bruno Pantano · 14 septembre 2026
Trois manières de vous accompagner

Les retraites en forêt
Un week-end à Viroinval, en groupe de cinq personnes au plus. On loge sur place, on marche, on crée.
590 €
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L'accompagnement en groupe
Huit semaines ensemble, à l'atelier ou à distance. Un petit cercle qui avance au même rythme.
590 €
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L'accompagnement individuel
Un parcours seul avec Valérie, ajusté à vos disponibilités et à ce que vous portez.
750 €
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